Guerre et Paix – le classique revu par ReputationWar

Je ne prétendrais pas, qu’en rassemblant des spécialistes de la gestion de la réputation du monde entier, l’intention de Christophe Ginisty et Pascale Azria était de réinterpréter le grand classique de la littérature russe (je ne prétendrais même pas l’avoir lu dans son intégralité, pour être honnête).

Logo reputationwar

Mais il m’était impossible, en assistant aux présentations keynotes, le matin du 13 Janvier, de ne pas établir un parallèle avec mes cours de lycée, aujourd’hui bien distants. Particulièrement après avoir successivement écouté Christian Harbulot (directeur de l’École de guerre économique et directeur associé du cabinet de conseil Spin Partners), Helio Fred Garcia (consultant auprès des Marines et auteur de The Power of Communications) et Tom Liacas (ancien activiste, cofondateur et directeur général de l’agence #engagementlabs) nous parler de champ de bataille informationnel, de stratégie martiale puis d’engagement et de respect dans un même objectif gestion de la réputation des entreprises. Je vois même un parallèle visuel entre le logo officiel et un tableau associé au roman, c’est dire …

Conseil de guerre (Kivchenko, 1880)

Conseil de guerre (Kivchenko, 1880)

Cette double face d’une même discipline, et les leçons tactiques et logistiques qui en découlent, sont pour moi le principal constat d’une journée d’une richesse exceptionnelle.

La meilleure défense, c’est l’attaque ?

Pas toujours ! Mais …

Selon Christian Harbulot, les réseaux sociaux, en donnant la parole à qui souhaite l’exprimer, ont fait évoluer la guerre de l’information d’un schéma de ‘vol’ (espionnage, manipulation) à un schéma de don (marketing de contenu, occupation du terrain médiatique) forçant les entreprises à sortir de l’ombre et à s’exprimer de manière proactive et transparente.

90% des attaques de réputation partent de la société civile, qui bénéficie de-facto de la crédibilité de l’opprimé et poussent les entreprises dans une position de justification, toujours plus défavorable. Et la professionnalisation du rôle d’attaquant, ainsi que la potentielle présence – souvent involontaire – de l’ennemi à l’intérieur, rendent cette posture d’autant plus complexe à gérer et plus coûteuse dans les bilans.

Helio Fred Garcia décrit cet affrontement en termes hérités du traite de stratégie guerrière de Carl Von Clausewitz "Warfighting" qui sert de bible et de manuel scolaire au célèbre Marine Corps de l’armée américaine. Selon lui, la guerre n’est pas liée à la technologie mais à un état d’esprit et les conflits de réputation ne peuvent pas se gagner sur le terrain mais au plus haut niveau de l’entreprise. Les dirigeants doivent apprendre à faire preuve d’empathie (un terme présent aux lèvres de presque tous les conférenciers) et à écouter avant de parler. Oublier le message que l’on souhaite faire passer mieux pour comprendre le point de vue de l’autre.

Ce conseil est aussi au cœur de la stratégie d’engagement que met en place Tom Liacas et son agence Engagement Labs dans des situations de blocage d’opinion tels que ceux qu’engendrent l’exploitation de gaz de schiste. Une stratégie fondée sur la transparence extrême et l’absence de censure permettant aux détracteurs d’un projet de s’exprimer librement et de recevoir des réponses concrètes de l’entreprise ‘coupable’. Le dialogue, amorcé par des prises de paroles positives d’opposants célèbres, permet d’éliminer progressivement les a priori pour laisser place à une vrai discussion entre parties prenantes, avec pour effet un respect mutuel et une émergence de participants modérés.

Contrairement au point de vue de Tolstoï, il semble donc que la science militaire ait un grand rôle à jouer dans la défense de la réputation des entreprises. Mais cette science s’applique non pas dans les rues mais dans le haut commandement, amené à préparer l’éventualité des crises, changer son point de vue sur le rôle de l’entreprise dans son écosystème et à se mettre à l’écoute de l’opposant plutôt que de l’affronter.

Cette préparation présente deux visages :

  • Le premier, technologique, implique la mise en place de systèmes d’écoutes intelligents permettant de détecter les sujets de crise bien avant leur émergence (Alexis Bernard – Responsable de la communication 2.0 à la SNCF – nous explique que les crises en traine, prenant racine sur un terreau de mécontentement accumulé sur de longues périodes, sont beaucoup plus dangereuses et durables que les coups de sang déclenchés par un incident ponctuel), isoler les acteurs les plus influents sur un sujet précis et cartographier les réseaux de propagation d’information.

    Le système d’écoute mis en place chez McDonalds pour faire face aux nombreux incidents qui émaillent nécessairement la distribution de 15 millions de repas quotidiens, est décrit par Jean-Noël Pénichon comme un outil nécessaire pour faire face au lobbying citoyen. Les trois phases d’une veille de réputation qu’il décrit ont été abordées en détail dans notre livre blanc 5 étapes pour élaborer un plan de veille.

  • Le second, décrit avec force par Frank Puget (Directeur intelligence économique et opérations chez Ker-Meur), concerne les limites que l’entreprise se fixe dans sa stratégie. Cet aspect souvent négligé de la gestion de crise conduit certains dirigeants à faire volte-face en plein vol avec les conséquences dévastatrices qu’on imagine. A la SNCF, la situation monopolistique et l’image d’entreprise publique imposent des limites qualifiées de ‘soft’. En revanche, un industriel attaqué à tort peut choisir de déployer un arsenal beaucoup plus agressif pour éviter de perdre un chiffre d’affaire conséquent en laissant trainer une situation délétère.

La meilleure défense, c’est l’écoute

Signe des temps : l’ambiance de la salle plongée dans le noir pour mieux mettre en évidence la scène et éclairée seulement des lueurs des tablettes (Thierry Wellhoff et moi-même étions visiblement les seuls à recourir au graphite et à la pulpe de cellulose pour prendre des notes).

Reputation war

Autre signe des temps : le constat quasi unanime que l’écoute est nécessairement au cœur de toute stratégie d’engagement, qu’elle soit pour bâtir une marque employeur attractive ou pour faire face aux assauts d’armées citoyennes équipées des outils de communication les plus performants du moment (deux thèmes de tables rondes passionnantes, l’après-midi).

Comprendre l’autre – par empathie ou par stratégie belliqueuse – est la clé de voûte de la gestion de la réputation. Un message martelé par Brian Solis au cours d’un show aussi impressionnant que pragmatique : on devient bon par stratégie. On incite un dirigeant à se préoccuper du point de vue des multiples communautés impactées par l’activité de l’entreprise en lui montrant le bénéfice financier qu’il en retirera.

Cette compréhension passe par la veille. Une veille qui se doit de comporter une composante online puisque la confiance des français en les réseaux sociaux et les médias en ligne est en hausse constante (comme nous le confirme Laurent Bernelas d’OpinionWay). Une veille qui se doit également de permettre un tri entre les dizaines de millions de voix qui s’expriment sur tous les sujets possibles et d’en calculer l’influence réelle dans une conversation.

Arnaud Roy (Directeur Marketing d’Augure) participant à la table ronde Développer le renseignement et l’écoute aux côtés de Tom Contiliano (Bloomberg) et Henry Peyret (Analyste Senior chez Forrester Research) a expliqué à la salle la nature ternaire de l’influence en ligne : la notoriété n’étant qu’une composante mineure, il est essentiel de tenir compte de la légitimité perçue sur un sujet donné et de l’écho, cette élusive capacité à être repris par d’autres lors d’une prise de parole.

Laissant donc de côté mes souvenirs brumeux sur la littérature russe, je vous donne rendez-vous dans un prochain post pour décrire cette méthodologie d’identification plus en détail.

J’adresse aussi mes remerciements et mes félicitations aux organisateurs de cette conférence de haut vol, en espérant des répliques nombreuses et de même niveau.

Une couverture média même quand l’entreprise n’a pas d’actualité ?

En été, la plupart d’entre nous sommes en congés, au moins dans nos têtes. Et il est tout à fait normal que la presse semble un peu plus calme à cette époque de l’année. Beaucoup d’entreprises évitent les grosses annonces pendant la période estivale parce que les personnes ciblées sont plus souvent autour de la piscine que devant leurs écrans. Mais une pénurie d’annonces n’implique pas nécessairement une absence de couverture médiatique. En fait, plusieurs méthodes vous permettent d’en obtenir. Voici un exemple.

L’article invité

Je suis toujours effarée de constater qu’aussi peu d’entreprises pensent à publier des articles invités. Pour de nombreuses publications en ligne, plus de contenu équivaut à plus de pages lues. C’est une équation simple qui implique que de nombreux médias en ligne seront intéressés par la publication d’articles rédigés des tiers – particulièrement ceux écrits par un "expert" qui ajoutent une voix nouvelle à leur catalogue de journalistes réguliers.

Qui publie des billets invités ? Oh, tout le monde !

C’est vrai! Une majorité de médias publient des articles invités.

Voici un exemple chez TechCrunch :

Et là, un autre chez Forbes:

Pour généraliser, si vous avez déjà lu un article invité dans une revue, il est plus que probable qu’elle en publie régulièrement. Mais même si vous n’en avez jamais vu, cela ne signifie pas que la rédaction soit opposée à la publication de votre article.

Comment être publié et qu’en attendre ?

Commençons par le commencement. Ne vous attendez pas à une rémunération, il est très improbable que ces médias paient pour vos articles. Vous pouvez toujours demander mais ne vous attendez simplement pas à un gros chèque. Souvenez-vous que vous êtes en train d’écrire pour aider votre entreprise à gagner en notoriété – ce qui ne veut pas dire que vous avez intérêt à "vendre" votre entreprise dans vos écrits. Votre but dans l’article et de fournir une opinion ou de faire la preuve de votre expertise dans votre industrie. Si vous franchissez une ligne rouge implicite, il est probable que vous ne serez pas publié.

Un (vraiment bon) exemple

Lorsque je gérais TechCrunch France, je recevais souvent des demandes pour publier des articles invités. Mais une en particulier m’a vraiment impressionnée. L’article était écrit par l’ancien PDG d’une startup française, aujourd’hui passé chez Google. Ce qui était particulièrement intelligent dans son article est qu’il ne mentionnait jamais ses produits ou son entreprise. En fait, il avait décidé de s’intéresser à un sujet qui serait pertinent pour les lecteurs de TechCrunch (essentiellement des entrepreneurs) : les avantages et inconvénients du Freemium comme modèle économique. Et le lectorat de TechCrunch France l’a tout simplement adoré.

Ce qu’il ne faut PAS faire

Écrire un article invité est sans aucun doute une très bonne manière d’obtenir de la couverture mais vous devez toujours éviter de sur-vendre votre activité, de taper sur la concurrence, etc. dans ce que vous écrivez. En d’autres termes, évitez tout ce qui pourrait ressembler à un conflit d’intérêt. Récemment, une personne demandait sur Quora comment écrire un article invité sur son propre produit. Il est très peu probable que ce soit publié un jour (il y a des exceptions).

Comme il est généralement difficile de savoir à l’avance ce que les médias publieront ou non, je recommande à quiconque souhaite écrire un article invité d’évoquer le sujet avant de se lancer dans la rédaction. Cela vous économisera beaucoup de temps et d’effort si jamais un média répond par la négative, quelle que soit sa raison.

Les résultats

Rédiger un article invité peut ne pas résulter immédiatement en une hausse des ventes. Cependant, cela attirera certainement plus de visiteurs sur votre site (surtout si le média inclue un lien dans votre signature) et vous positionnera comme expert dans votre secteur. Les articles invités sont un superbe moyen d’augmenter votre couverture et de partager expériences et idées avec d’autres. Je recommande donc aux entrepreneurs et aux entreprises d’y songer autant que possible.

Si vous avez des questions ou besoin de conseils, n’hésitez pas à partager et à laisser un commentaire.

Comment gérer une réputation à l’international

Dans notre précédente vidéo "Les Décideurs de la réputation", Alain Cayzac expliquait comment exploiter les caractéristiques de style, de personnalité et les actions d’une entreprise pour construire sa réputation.

Dans ce dernier épisode, Michael Jaïs et Kasper Ulf Nielsen (Executive Partner au Reputation Institute) discutent des aspects internationaux de la gestion de cette réputation.

En effet, le Reputation Institute a récemment publié les résultats de son Global RepTrack™ 100, grande enquête évaluant la réputation des plus grandes sociétés mondiales dans les 15 principaux marchés. Et cette étude révèle qu’alors que 50% à 95% des revenus des grands groupes en question provient de l’international, seuls 11 (sur 100) parviennent à créer un niveau de réputation aussi élevé à l’étranger que dans leur pays d’origine.

Exporter leur réputation est effectivement une tâche difficile pour la plupart des entreprises parce que cette réputation à l’étranger est très fortement liée à la confiance qui leur est accordée par les consommateurs dans les différents pays d’implantation, consommateurs qui n’en connaissent souvent ni l’histoire ni les valeurs.

Kasper Ulf Nielsen recommande donc de ne pas considérer les marchés étrangers comme de simples marchés d’export mais comme autant de lieux de création de réputation et d’interaction avec les communautés locales pour que d’autres leviers que la qualité des produits puissent jouer sur la réputation.

Je vous invite à visionner la vidéo pour comprendre la nature des autres leviers évoqués ainsi que le rôle des réseaux sociaux dans cette démarche.

A bientôt pour d’autres épisodes.

Confessions d’un journalistes : 5 choses que je ne supporte pas

Cela fait plusieurs semaines maintenant que je partage avec vous tous mes petits secrets, les secrets des journalistes, et je me suis dit qu’il était temps d’aller plus loin et vous faire part des aspects les plus noirs. Voici les choses qui me mettent (moi et probablement le reste des journalistes) hors de moi.

N’oubliez pas que le métier de journaliste a plusieurs facettes, et la plupart ne me font pas enrager. Mais voici les choses que vous devez absolument éviter.

1. J’ai dit "envoyez moi un email", et non pas "pokez moi sur Facebook."

C’est marrant, la plupart des journalistes indiquent clairement comment ils veulent être contactés, et pourtant les gens ignorent constamment ces informations et recherchent les moyens les plus énervants pour rentrer en contact avec nous, en espérant la plupart du temps "se faire remarquer".

Les gens se disent que les journalistes reçoivent une myriade de communiqués de presse et informations en tout genre (et c’est le cas) via emails, le téléphone, Twitter et tout le reste, et que si ils trouvent un moyen différent de les contacter ils retiendront probablement plus leur attention. Et bien en effet, cette méthode attire l’attention, mais pas du tout de la manière espérée.

Tous les journalistes sont différents. J’ai des comptes sur de nombreux réseaux sociaux mais j’ai toujours été claire sur le fait que les personnes qui voulaient prendre contact avec moi devaient le faire par email, Twitter et Linkedin. Je n’aime pas utiliser Skype et Facebook avec des personnes que je n’ai jamais rencontrées, et pourtant la plupart des gens ne prennent pas en compte mes instructions. Il y a des personnes qui ont utilisé mon Facebook de différentes manières, que ce soit me poker ou même appeler mes parents en Californie pour avoir un article ! Je me demande vraiment pourquoi avoir recours à de telles manières alors mon adresse email est clairement indiquée et que (la plupart du temps) je lis et réponds aux messages que je reçois.

Pour résumer, la plupart des journalistes indiquent clairement comment ils souhaitent être contactés. Pourquoi ne pas simplement s’y tenir ?

2. Comme vous le voyez, je n’écris pas d’articles sur les matelas.

L’un des problèmes lorsqu’on a une adresse email rendue publique sur Internet, c’est qu’il y a parfois des personnes qui n’ont aucune idée des sujets sur lesquels j’écris, qui m’envoient leurs communiqués de presse alors qu’ils n’ont rien à voir avec mes sujets de prédilection. Je reçois des communiqués de presse sur les camions, le vin, et même des matelas. Evidemment rien de cela n’attire vraiment une blogueuse tech/startup…

Parfois, la frontière peut-être assez floue. J’écris sur des sujets techniques, mais la plupart du temps je ne couvre que les entreprises et actualités en Europe et plus précisément en France. J’ai ainsi plus de difficultés à écrire sur des entreprises en Chine ou en Australie si il n’y a pas de relations directes avec l’Europe ou la France. C’est envisageable, mais je préfère généralement être briefée sur ces startups seulement si elles ont une histoire susceptible d’intéresser mon public.

Donc, avant de prendre contact avec un journaliste, il est important de se renseigner et s’assurer que ce que vous allez leur envoyer est en rapport avec ce qui intéresse leurs lecteurs.

3. Et oui, vous AVEZ des concurrents.

Voici le cauchemar d’un journaliste : interviewer quelqu’un qui nous dit que son entreprise n’a pas de concurrents. Chaque fois que c’est le cas, ma tête explose et une partie de moi meurt.

Je suis une fervente partisane des discussions ouvertes et sans tabou sur les concurrents, pour les raisons suivantes :

Premièrement, vous aidez les journalistes à mieux comprendre votre activité. Si vous ne mentionnez pas les autres entreprises de votre industrie, il est probable que le journaliste ne comprenne pas très bien le marché dans lequel vous évoluez.

Deuxièmement, je pense qu’il est positif d’être associé à un ensemble, au côté de grosses entreprises et des acteurs dominants si possible, plutôt qu’à un acteur isolé. Et si vous êtes en concurrence avec des entreprises telles que Amazon et Apple (même si c’est de manière très indirecte), ne serait-il pas intéressant pour votre entreprise d’être mentionnée à leurs côtés ?

Et au final, vous risquez de prendre le journaliste pour un idiot, et serez plutôt désagréablement surpris si jamais il publie un article. Si le journaliste fait son travail, il finira par trouver qui sont vos concurrents et les publiera quoi qu’il arrive. Donc pourquoi ne pas simplement en parler ouvertement et éviter de passer pour un charlatan ?

4. Non, ma question ne peut pas attendre 48h

Peut-être que ceci s’applique plus aux blogueurs qu’aux autres types de journalistes, mais n’oubliez pas que les journalistes ont des emplois du temps très serrés. Les embargos ne sont pas très faciles à gérer et la plupart du temps les journalistes travaillent sur plusieurs articles en même temps et essaient de les publier le plus rapidement possible.

Ainsi, lorsque vous ou votre équipe de communication ou de RP reçoit une question de la part d’un journaliste, essayez d’y répondre rapidement. Je ne peux pas vous dire à quel point cela nous aide lorsque quelqu’un peut nous répondre immédiatement, et cela permet aussi d’accélérer la finalisation de l’article et sa publication.

Plusieurs fois des équipes de RP ou de communications ne m’ont pas répondu immédiatement, ils ont un peu traîné des pieds et m’ont donné la réponse à ma question après que mon article ait été publié. Inutile de dire que cela rend ma question et la réponse absolument inutiles.

5. Oui, nous avons eu une conversation mais je n’ai pas signé de contrat.

La pire des assomptions est peut-être le fait d’estimer qu’une interview entraîne un article. J’ai eu plusieurs interviews avec des startups et découvert par la suite qu’en fait il ne s’agissait pas d’un sujet d’article pour moi. L’expliquer peut parfois être difficile.

Certains journalistes ont assez d’intégrité pour simplement dire à la fin si oui ou non ils le publieront un article. Mais dans l’ensemble, il est préférable d’avoir conscience qu’une interview n’entraîne pas toujours un article, et ne pas harceler le journaliste juste parce qu’il vous a interviewé.

Maintenant, si il y a d’autres journalistes ou blogueurs qui souhaitent faire part des comportements qui les énervent le plus, n’hésitez pas !

Webinaire "De la Revue de Presse à la veille"

La veille est souvent associée au concept de réputation, et particulièrement de détection de critiques en ligne. Et s’il est vrai que c’est un outil indispensable à la résolution de crises et à la gestion au long cours de la réputation d’une entreprise, son utilité va bien au delà du domaine défensif.

La planification et la gestion de campagnes, de lancements de produits et la détection d’influenceurs susceptibles d’interagir positivement avec la marque font aujourd’hui partie des objectifs d’un plan de veille.

Webianaire Augure sur la veille

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Augure est heureux de vous inviter à un webinaire dédié à ce sujet et, plus particulièrement, à la création d’un plan de veille réaliste et efficace. Ce webinaire, intitulé 5 étapes pour mettre en oeuvre votre plan de veille médias et réseaux sociaux, aura lieu le 15 Mai 2012 à 10h et aborde les points suivants :

  • Pourquoi la revue de presse et l’analyse média traditionnelles ne suffisent plus à fournir le niveau d’informations nécessaire à la communication efficace en ligne
  • Comment définir un plan de veille efficace combinant médias traditionnels, médias en ligne, blogs et réseaux sociaux
  • Comment adapter sa veille à son niveau et ses ressources et éliminer le bruit
  • Pourquoi et comment partager ses résultats de veille pour favoriser l’emprise sociale de l’entreprise
  • Comment utiliser l’analyse média pour piloter une campagne en temps réel, effectuer des choix tactiques et mettre en place un reporting stratégique utile à toute l’entreprise

Ce webinaire est limité à 100 places mais vous pouvez des à présent vous inscrire.

J’espère échanger avec vous le 15 Mai. A très bientôt.

Confessions d’un journaliste : vous croyez vraiment que je lis vos communiqués de presse ?

Cet article est le premier d’une nouvelle série d’articles que je vais rédiger à propos de mon expérience en tant que journaliste/blogueuse. J’ai écrit et continue de collaborer avec de nombreux magazines (TechCrunch, Business Insider, the Telegraph, the Kernel, Betakit et autres) et je couvre principalement le sujet des startups technologiques. Cela étant, les conseils suivants sont applicables à toutes les industries vu que le journalisme évolue énormément avec le développement deS nouvelles plateformes sociales.

Sujet 1: Le bien aimé communiqué de presse.

J’ai délibérément choisi un titre un peu provocateur, mais que les départements de communications et les RP ne s’affolent pas, je LIS vos communiqués de presse. Enfin… si ils sont bien faits.

Qu’est ce qui fait un bon communiqué de presse ?

Tous les RP ou experts en communication sont très familiers avec le communiqué de presse, à savoir, une déclaration écrite officielle envoyée aux médias pour une annonce ou pour partager certaines informations. La plupart du temps, les entreprises envoient des communiqués de presse pour "officialiser" des nouvelles : le lancement d’un nouveau produit, un nouveau financement, une acquisition etc.

Les communiqués de presse varient énormément selon les industries. Dans le secteur des technologies, les communiqués de presse font 1 à 2 pages maximum, le ton est assez neutre et il y a plus de texte que d’images. Mais si vous jetez un coup oeil aux communiqués de presse d’industries plus "visuelles" comme la mode ou les cosmétiques, vous verrez que le ton est souvent est bien différent, qu’il y a beaucoup de couleurs, de photos et très peu de texte. Voici en exemple un communiqué de presse de la marque Soap and Glory qui attire vraiment l’oeil :

Si pour comparer vous voulez l’exemple d’un communiqué de presse beaucoup plus sobre, regardez le kit de presse d’Ebay. Honnêtement, il n’y a pas un style meilleur qu’un autre, ils sont en fait adaptés à leurs publics.

De bons communiqués de presse ont bien sur un titre accrocheur (je n’insisterais jamais assez sur l’importance du titre vu que je reçois chaque jour des centaines d’emails qui se ressemblent tous) et contiennent des informations pertinentes selon les sujets traités. Certains journalistes publient le contenu des communiqués de presse plus ou moins tel qu’ils le reçoivent. Cependant, beaucoup de journalistes souhaitent (espérons-le) aller plus loin. En fait, ils veulent publier quelque chose d’unique, qui diffère de ce que vous proposez dans votre communication standard. Assurez-vous donc de garder quelques informations intéressantes pour les journalistes avec lesquels vous voulez vraiment développer de bonnes relations.

Les actualités derrière l’annonce.

Les équipes de communication et de RP traditionnelles restent peut-être accrochées à leur précieux communiqué de presse, mais les journalistes, eux, cherchent de plus en plus à trouver des informations par d’autres moyens, et il y a de nombreuses plateformes sociales absolument géniales dont ils se servent dans cette optique là. Je mentionne certaines d’entre elles dans un précédent article sur les nouvelles plateformes sociales que les entreprises devraient prendre en compte : Pinterest, Quora et Instagram. Mais bien sur, la liste est beaucoup plus longue et inclut la plupart du temps Facebook, Twitter, YouTube, Foursquare et les autres. Ces différentes plateformes sont à présent considérées comme des sources d’information fiables, et les mises à jour des statuts Facebook, les Tweets, les Q&A de Quora et les checkins sur Foursquare peuvent tous être cités dans un article.

Voici par exemple un article dans People Magazine sur l’actrice Melissa Joan Hart. Vous remarquerez que la citation de l’article pointe directement vers son compte Twitter…

Les journalistes adorent ces nouvelles sources car les faits sont facilement et rapidement vérifiables et ils peuvent directement utiliser les citations. Les équipes de communications et RP devraient réfléchir à la manière d’utiliser ces différentes plateformes lorsqu’elles communiquent auprès des journalistes et ajouter à leurs communiqués de presse des Tweets, Q&A Quora, checkins sur Foursquare etc. Ou alors, laisser tomber le communiqué de presse; dans certaines occasions, un très bon Tweet peut être suffisant pour écrire un article…

Attention car tout le monde peut voir.

Ceci étant, n’oubliez pas que les plateformes sociales sont publiques et que tout le monde peut y accéder. Les informations publiées sur ces plateformes perdent donc leur exclusivité si le journaliste ne les publie pas rapidement et que de nombreuses sources reprennent l’information. Vérifiez que vous contrôlez ce que vous publiez et ce que vous dites aux journalistes, et ajoutez toujours une exclusivité si vous le pouvez.

Mais non, les communiqués de presse ne sont pas morts.

Il est naturel de vouloir tirer la conclusion que les communiqués de presse sont sur le déclin, mais ils ne sont clairement PAS mort. Ils font juste face à une petite métamorphose avec l’évolution du web social. Mais il est important de reconnaître que les habitudes de communication sont en train de changer tout comme la manière dont les journalistes et blogueurs reçoivent et relaient l’information.

Deux trois petites choses à éviter…

Dans le passé, j’ai vu de nombreuses entreprises faire tout type de choses non appropriées avec leurs communiqués de presse. Par exemple, une entreprise avait l’habitude d’envoyer un communiqué de presse tous les mois pour annoncer une "nouvelle" fonctionnalité de leur produit. Il est rapidement devenu une évidence que ces fonctionnalités étaient plutôt basiques et qu’il s’agissait d’une stratégie de communication plutôt pauvre. Avec le temps, j’ai cessé de lire leurs communiqués.

Une autre chose qu’il est nécessaire de vérifier c’est que vous envoyez le communiqué dans la bonne langue (la langue dans laquelle le journaliste va publier l’information) et au bon format. Si il y a des éléments (photos, vidéos, liens) que le journaliste souhaite intégrer dans son article, assurez-vous de les lui envoyer en même temps que l’email original (il y a maintenant différentes solutions qui vous permettent de construire des kits de presse dynamiques et interactifs, dont Augure). N’envoyez pas de pièces jointes trop lourdes car elles peuvent rester bloquées ou énerver les journalistes. En fait, les journalistes vous contacteront surement pour avoir les éléments qui les intéressent et dont ils ont besoin.

Maintenant, si il y a des journalistes, RP ou experts de la communication qui souhaitent partager d’autres informations, conseils, qu’ils n’hésitent pas.

Présidentielles : Les médias influencent-ils l’opinion ?

Vendredi dernier, nous avions publié une rapide analyse montrant le lien entre la couverture des candidats à la présidentielle dans les médias en ligne et les intentions de votes.

Au lendemain des résultats officiels, il est intéressant de dresser un bilan plus précis de cette relation couverture / opinion.

Les sondages sont plus précis que l’analyse média, mais …

Premier constat : alors qu’on accuse souvent les médias de matraquage en faveur des favoris au détriment des ‘petits’ candidats, nos résultats montrent l’inverse. Tous les candidats en tête des résultats ont une part de couverture inférieure à leur part de votes. Et, réciproquement, tous les ‘petits’ candidats ont reçu une exposition largement supérieure à la part de votes reçus de la part des français.

D’autre part, et sans, surprise, on constate que les pourcentages d’intentions de votes annoncés lors des derniers sondages autorisés sont plus proches que ceux prédits par notre analyse médiatique.

Mais revenons tout de même sur cette analyse plus finement. En dépit de quelques imprécisions, il apparaît que la corrélation statistique entre les votes recueillis par les différents candidats et leur audience cumulée dans les médias en ligne sur le mois d’Avril, affiche une valeur très élevée de 0,95.

CorrelationCouvertureVote

Analyse statistique par André et Christine Schaer, que nous remercions.

Marine Le Pen et Eva Joly sont les deux candidates dont les valeurs respectives se conforment le moins à ce modèle statistique. Il est difficile d’analyser la raison de ces écart importants (une couverture similaire et des scores électoraux très différents) mais en les enlevant de l’analyse statistique, le taux de corrélation grimpe à 99%. Autrement dit, pour les autres candidats, le lien entre couverture médiatique en ligne et votes reçus est quasiment parfait.

Les raisons des écarts constatés pour les deux candidates ne sont pas expliquées par cette analyse. Peut-être les publics de chacune étaient-ils suffisamment polarisés pour que l’influence des médias sur leurs intentions soit très faible. Peut-être est-ce une autre raison?

La part d’audience, un indicateur fiable ?

Une autre question se pose. L’audience prévoit-elles les votes ou les candidates les plus populaires reçoivent-ils plus d’audience de par leur célébrité ? L’analyse certifie la corrélation mais n’affirme pas la causalité. On peut supposer une corrélation croisée (auto-corrélation) entre l’audience médiatique des candidats et l’adhésion de l’opinion à leurs idées.

Couverture médis et votes pour les candidates aux présidentielles

Part d'audience et votes reçus par les différents candidats aux élections présidentielles

Toujours est-il que l’indicateur retenu (part de discussion, ou part d’audience sur un sujet précis : la campagne) a été prouvé comme fiable et corrélé aux évolutions de marché et de comportement des cibles touchées. Ce point est décrit plus en détail dans notre livre blanc Mesurer l’Interaction.

Les médias nous aiderons-t-ils à prévoir les résultats du second tour ? Rendez-vous le 7 Mai.

La couverture médiatique online peut-elle prévoir les résultats des élections présidentielles ?

A deux jours du premier tour des élections présidentielles de 2012, les campagnes et sondages officiels approchent de leur fin légale et candidats et électeurs se tournent vers d’autres sources d’informations pour tenter de prévoir le résultat des urnes.

Voici donc une analyse de la couverture médiatique des candidats réalisée du 1er au 19 Avril sur un échantillon de 3.000 médias en ligne. Grâce à notre module de veille média en ligne LISTEN, nous avons analysé leur couverture dans un contexte de campagne, les articles autres (politique internationale, people …) ayant été éliminés.

Part d'audience des candidates à la présidentielle

Part d'audience des candidates à la présidentielle

L’indicateur présenté ici est une part d’audience (données Alexa), un indicateur particulièrement intéressant parce que plusieurs études ont montré une forte corrélation entre son évolution et des évolutions de marché. Pour plus d’information à ce sujet, n’hésitez pas à consulter notre livre blanc Mesurer l’interaction.

La comparaison de cet indicateur avec les derniers sondages réalisés auprès des français (voir le dernier sondage CSA du mardi 17 avril ci-dessous) nous réserve quelques surprises. Nicolas Sarkozy a obtenu une audience supérieure (+1%) à celle de François Hollande dans les médias digitaux mais serait devancé par le candidat socialiste dans les intentions de vote. On notera aussi qu’Eva Joly a bien tiré son épingle du jeu dans les médias, en terme d’audience tout du moins.

Classement CSA

  1. Hollande (29%)
  2. Sarkozy (24%)
  3. Le Pen (17%)
  4. Mélenchon (15%)
  5. Bayrou (11%)
  6. Joly (2%)
  7. Dupont-Aignan (1,5%)
  8. Poutou (1%)
  9. Cheminade (0.5%)
  10. Arthaud (0.5%)

Attardons nous maintenant sur la même vue depuis les médias online Espagnols. Une vue qui révèle des surprises, parce que si elle ne peut a priori pas être utilisée à des fins prévisionnistes, le classement des candidats qu’elle révèle est identique à celui du CSA, sauf pour les deux premiers avec un écart d’audience important en faveur de l’actuel président de la République. Ce graphique, qui reflète en partie la réputation du monde politique français à l’étranger (en Espagne tout du moins) semble également très proche des intentions de vote des français pour les non favoris.

Part d'audience des candidates à la présidentielle dans les médias en ligne espagnols

À lundi pour analyser les résultats du premier tour !

Encourager la collaboration dans la veille médias

Si vous avez lu mes articles précédents sur la veille média, vous savez que la collaboration est pour moi un critère essentiel pour réussir votre veille et, plus généralement, pour tout ce qui est RP et gestion de la réputation.

Auparavant, lorsqu’une équipe avait pour objectif d’améliorer la couverture média et une autre de mettre les produits devant les yeux du grand public, cette collaboration n’avait pas autant d’importance, mais elle est aujourd’hui devenue essentielle. Quand les équipes en charge des RP obtiennent – et comptabilisent – des clics et le Marketing intègre la réputation corporate dans ses campagnes, le chevauchement est trop important pour être négligé et la seule manière de travailler efficacement c’est de travailler ensemble.

Et il n’est pas d’activité où la destruction des silos internes soit plus importante que dans la veille. Qu’il s’agisse de préparer le terrain pour le lancement d’un produit, étouffer le début d’une crise sociale ou mesurer l’impact d’une campagne sur la réputation de l’entreprise, le besoin de partager l’information  sans obstacles au sein de l’organisation est essentiel.

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C’est avec cette idée en tête que nous sommes heureux de lancer notre nouveau module Webzine social, qui permet à tout le monde au sein de votre organisation de voir les résultats de vos veilles. Cette nouvelle forme de revue de presse intègre presse traditionnelle, médias en ligne et médias sociaux dans un format aussi plaisant à lire qu’un magazine papier. C’est une sorte de Flipboard cross-canal pour les RP et les professionnels du marketing.

Le Webzine présente des fonctionnalités avancées (par exemple, les articles associés aux tweets sont affichés avec les tweets, et les articles sont mieux mis en avant),  et est conçu de manière à être aussi facile à partager que possible.

Associé à nos nouvelles capacités de veille cross-canal, le webzine vous permet de facilement :

  • Définir les mots clés importants pour votre entreprise : marques, produits, PDG, concurrents, sujets d’intérêt dans l’industrie …
  • Utiliser la totalité des résultats de votre veille ou sélectionner les plus pertinents pour une situation donnée.
  • Voir et partager quotidiennement avec vos collègues les résultats de vos veilles dans un format homogène qui illuminera les écrans de vos ordinateurs au travail, de vos tablettes à la maison et de vos Smartphones dans les transports en commun.

Nous ne faisons pas souvent l’éloge de nos produits sur ce blog mais nous pensons sérieusement que cette nouvelle fonctionnalité en vaut la peine :) Pour vous le prouver, nous vous proposons de la tester et recevoir gratuitement un exemplaire de votre veille au format webzine. Si vous souhaitez lire ce qui se dit sur votre entreprise dans un format homogène et agréable lors de votre prochain changement de train, cliquez sur le lien suivant !

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A très bientôt !

3 nouvelles plateformes sociales que les entreprises devraient prendre en compte !

En 2004, les entreprises n’avaient aucune raison de prêter attention au lancement de Facebook. La plateforme était ouverte uniquement à un nombre limité d’étudiants d’universités américaines et personne ne voyait quelle pouvait être la valeur d’un « poke » en termes de business. Facebook n’était rien d’autre qu’un chat pour étudiants… N’est-ce pas ?

Quelques années plus tard, au moment où Twitter et Youtube sont apparus, Facebook était déjà en bonne voie pour devenir la principale plateforme sociale et les entreprises commençaient à s’y intéresser. Facebook a développé le concept de page à thèmes en 2007 et les a adaptées pour les entreprises en 2009. Depuis le 22 avril 2010, avec l’apparition du le fameux bouton « Like », plus personne ne remet en question le potentiel de Facebook pour les entreprises.

Mais tandis que les entreprises cherchent à tirer profit de Facebook, on constate toujours une certaine réticence par rapport aux autres réseaux sociaux, peut-être parce qu’aucun n’est devenu aussi puissant et populaire que Facebook avec ses 800 millions d’utilisateurs. Même des plateformes telles que Twitter, qui a réussi à faire trembler des gouvernements du monde entier, continuent de lutter pour convaincre les entreprises de leur vraie valeur en terme de business.

Ce n’est pas parce qu’une plateforme n’a pas 800 millions d’utilisateurs qu’elle ne peut pas créer de la valeur à votre entreprise. Les stratégies innovantes des plateformes sociales peuvent souvent entraîner une augmentation du nombre d’utilisateurs et followers. Voici 3 nouvelles plateformes que vous devriez prendre en compte, si ce n’est déjà fait :

1. Quora

Créée en 2009 par une poignée d’anciens fondateurs de Facebook, Quora est la réponse du web social à Yahoo Answers. Ce site social Q&A peut ne pas sembler si différent des autres, mais la stratégie de l’entreprise pour attirer de nouveaux utilisateurs a encouragé des professionnels reconnus à utiliser la plateforme. Par exemple, vous pouvez y trouver des questions et des réponses de personnes telles que le cofondateur et l’ancien CEO de Sun Microsystems, Vinod Khosla.

Mais quelle valeur ajoutée pour les entreprises ? Cette plateforme peut vous aider dans tous les domaines, qu’il s’agisse de recruter de nouveaux talents ou de vous mettre en relation avec des clients potentiels ; elle vous permet de mettre en avant votre expertise. C’est un peu moins marrant que « poker » et « retweeter » mais encore une fois, c’est nettement plus professionnel. En démontrant clairement votre expertise sur des sujets pertinents, vos réponses feront référence. Ceci devrait ainsi vous aider vous et votre entreprise à obtenir une meilleure exposition. Vous ne me croyez pas ? Lisez comment HelpJuice a utilisé Quora pour acquérir des clients.

On peut aussi l’utiliser de manière plus indirecte pour le service client. Si vous remarquez qu’une question en relation avec votre secteur d’activité attire beaucoup de followers, il serait probablement judicieux de s’y attarder un peu. Mashable’s Heather Whaling fait part de l’exemple de Kevin Systrom, CEO d’Instagram, qui utilise la plateforme pour répondre ouvertement aux questions concernant son entreprise.

Pour en savoir plus sur la manière de développer votre présence sur Quora et les bénéfices que vous en tirerez, regardez cet article de Inc. Magazine.

2. Instagram

L’application qui a été élue meilleure application pour mobile d’Apple en 2011 est beaucoup plus qu’une simple application de partage de photos. De nombreuses marques, de Starbucks à Burberry et MTV ont découvert la magie de cette application, qui s’attache à fournir des photos de qualité plutôt que d’imposer des produits et des services aux utilisateurs.

Comme avec beaucoup de plateformes sociales, les experts encouragent les utilisateurs d’Instagram à continuellement poster et attirer les followers et les utilisateurs. Mais ce qui différencie Instagram des autres plateformes sociales est le côté visuel. En effet, les entreprises peuvent présenter des contenus de manière fun et créative, les rendant ainsi plus attrayants. Même si votre produit n’est pas très visuel, vous pourrez facilement lui créer un univers visuel attractif.

Instagram lui-même publie des ressources à destination les marques pour leur expliquer comment tirer profit de la plateforme, et on y retrouve mon idée favorite : flash mobs ! Si vous souhaitez avoir plus d’infos et savoir pourquoi des entreprises telles que General Electric (regardez quelques-unes de leurs photos ici) et Puma « flockent » Instagram et voir le type de contenu qu’elles créent, lisez ceci.

3. Pinterest

La dernière plateforme sociale qui fait de plus en plus la une est Pinterest. Cette plateforme « pinboard » virtuelle permet aux utilisateurs d’organiser et partager leurs intérêts sur tout le web de manière visuelle. Et encore une fois, les entreprises n’ont pas manqué de remarquer le potentiel de Pinterest pour leurs activités.

Des entreprises telles que Birchbox, Whole Food et Scholastic ont développé de magnifiques présentations qui permettent de communiquer visuellement sur leurs domaines d’expertise. Comme évoqué dans un article Pinterest est « un conte visuel pour les marques», qui facilite la connaissance de celles-ci. Les marques peuvent l’utiliser pour communiquer sur leurs domaines d’expertise, mais aussi sur la culture de leur entreprise, leur responsabilité sociale et plus encore. De plus, « pinning » un bon contenu au bon endroit peut vous aider à générer du trafic sur votre site web ou sur vos réseaux sociaux. Regardez cet article pour obtenir plus de conseils sur la manière d’utiliser Pinterest au sein de votre entreprise, et si vous n’êtes toujours pas convaincu, regardez cette magnifique présentation de Nurun’s Gregory Pouy.

Il y a bien évidemment de nombreuses autres plateformes sociales. Mais ces trois-là sont réellement en train de faire la différence et de se frayer un chemin vers le top des réseaux sociaux. Dans les prochaines semaines, nous verrons des analyses plus poussées et différents conseils sur la manière d’utiliser correctement ces plateformes, et quelques autres.

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